Journal d'un réalisateur Записная книжка режиссёра

Première mondiale, Festival de Venise 2025

Réalisation : Alexandre Sokourov
Russie/Italie - 5h05 - 2025

Un portrait grandiose de la deuxième moitié du XXe siècle vue depuis l'URSS.

De 1961 à 1995, Alexander Sokourov a tenu un journal intime dans lequel il consignait aussi bien les événements importants que les anecdotes du quotidien. Aujourd’hui, ces notes sincères prennent une nouvelle dimension dans un documentaire de cinq heures, entremêlées d’extraits de films,  d'archives emblématiques de cette époque et de notes du réalisateur. Il ne s’agit pas seulement de l’autobiographie d’un réalisateur célèbre, mais d’un regard personnel sur l’histoire de la seconde moitié du XXe siècle, riche en réflexions et en observations. Une expérience cinématographique audacieuse et passionnante.

Le film est programmé au Max Linder Panorama samedi 21 mars à 11h, en présence d'Alexandre Sokourov.

Alexandre Sokourov sera également au Max Linder Panorama dimanche 22 à 11h pour une rencontre avec le public après la projection du film Une jeunesse russe.

Le Journal d'un réalisateur est également programmé au Capitole de Suresnes samedi 28 mars à 14h.

 

Alexandre Sokourov

Biographie

Né en 1951 dans la région d’Irkoutsk. Fils de militaire, il suit les affectations de son père : il commence sa scolarité en Pologne et la termine en Turkménie soviétique. En 1968, il entre à la faculté d’histoire de l’Université de Gorki (Nijni-Novgorod). En parallèle, il travaille à la télévision locale pour laquelle il réalise quelques téléfilms et assure des reportages sportifs en direct.

En 1975, il est admis au VGIK (Ecole de cinéma de Moscou) dans l’atelier de vulgarisation scientifique dirigé par Alexandre Zgouridi. C’est là qu’il rencontre Youri Arabov, son futur scénariste et alter ego. Sokourov se heurte assez vite à l’administration et son film de diplôme La Voix solitaire de l’homme (1978 d’après Platonov) est interdit. Mais Andreï Tarkovski le voit et déclare aussitôt son admiration.

Sokourov espère travailler à Mosfilm mais les conditions ne lui plaisent pas. Sur recommandation de Tarkovski, il est engagé à Lenfilm, les studios de Léningrad (Saint-Pétersbourg). Ses premiers films sont déclarés antisoviétiques et censurés. Il faut attendre la Perestroïka pour qu’enfin ils sortent et que sa réputation grandisse. Il multiplie les exigences filmiques pour un cinéma exigeant dans un style personnel mêlant fiction et documentaire. Les festivals se disputent sa participation. Les honneurs suivent.

Soucieux d’assurer l’avenir, il crée en 2010 à Naltchik (République de Kabardo-Balkarie) une section de cinéma à l’Université locale. En sortent diplômés douze étudiants prometteurs.

Au fil du temps, Alexandre Sokourov prend ses distances avec le pouvoir et se déclare hostile à toute intervention armée hors des frontières de la Russie. Sur l’Ukraine, sa position est claire : « Nous ne sommes pas un seul peuple. Nous avons beaucoup de choses en commun mais nous sommes différents. » A la suite de quoi, il est censuré – comme à ses débuts en URSS.

D’une œuvre abondante, nous proposons ce florilège : Les Jours de l’éclipse (1988), Mère et fils (1997), Moloch (1999), Taurus (2001), L’Arche russe (2002), Le Soleil (2005), Alexandra (2007), Faust (2011 – Lion d’or à Venise), Francofonia (2015) et Le Conte de fées (2022). A côté de ces fictions, il y a aussi de très nombreux documentaires : Elégie soviétique (1990) et Exemple d’intonation (1991) – une dilogie sur Boris Eltsine, Elégie orientale (1996, réalisé au Japon), Journal intime de Pétersbourg, l’appartement de Kozintsev (1998) ou encore Conversations avec Soljénitsyne (1999), etc. En 1981, le documentariste Semion Aranovitch l’invite à coréaliser La sonate pour alto, un hommage à Dimitri Chostakovitch.

Des films russes inédits à découvrir sans attendre !

Possibilité d'acheter les billets en avance sur place ou en ligne sur les site des cinémas

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